L'entreprise est née de l'envie de travailler la zinguerie comme on nous l'a apprise : à l'atelier, à la plieuse et au fer à souder, avec des développés calculés pour le bâtiment qu'on a sous les yeux. Nous avons d'abord fait de la réparation et du dépannage dans le secteur, puis les réfections complètes ont suivi, souvent par le bouche-à-oreille des maçons et charpentiers avec qui nous travaillons.
Sur le chantier, nous fonctionnons simplement : on protège les abords, on bâche tous les soirs tant que la couverture est ouverte, on prévient quand un imprévu apparaît dans la charpente et on chiffre avant de continuer. Les déchets partent en déchetterie professionnelle, l'amiante éventuelle est signalée et confiée à une entreprise agréée — nous ne la touchons pas. En fin de travaux, nous faisons le tour avec le client, échelle en main s'il veut voir.
Vivre ici aide beaucoup pour ce métier. On sait quels versants prennent la congère, où la neige s'accumule contre un mur mitoyen, comment se comporte une couverture à 600 mètres et comment elle se comporte plus haut vers Romme ou le plateau. Cette connaissance du terrain, elle se retrouve directement dans les choix techniques qu'on propose.
Nous travaillons tous les jours avec la neige, le gel et les forts dénivelés de la vallée. Les fixations, les pentes et les arrêts de neige sont dimensionnés en conséquence.
Nous façonnons et soudons nos pièces nous-mêmes plutôt que d'assembler des éléments du commerce. Les angles et les raccords tombent juste.
Chaque poste est détaillé, les imprévus possibles sont annoncés avant de commencer. Pas de rallonge découverte en fin de chantier.